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13 Jul

14 juillet

Publié par fédération anarchiste25  - Catégories :  #notre histoire

Le 14 juillet 1764, naissance de Jean-François VARLET, à Paris.


Révolutionnaire français considéré comme un précurseur de l'anarchisme.
Employé de la Poste parisienne, il adhère à la section des Droits de l'Homme et devient propagandiste ambulant (à l'aide d'une estrade roulante). Orateur apprécié des sans-culottes (les plus humbles), il prend part en juillet 1791, à la manifestation populaire du Champ-de-Mars qui est réprimée dans le sang par les monarchistes constitutionnels. Membre du Club des Jacobins, il en est exclu en 1792. Il poursuit la lutte en franc-tireur et édite diverses brochures dont : "Déclaration solennelle des Droits de l'Homme dans l'Etat social". Proche des positions de Jacques Roux (l'auteur du "Manifeste des Enragés"), il participe avec lui au comité insurrectionnel qui prépare une marche sur la Convention pour y imposer des mesures économiques. La tentative échoue, en partie à cause de l'opposition des Jacobins (ces derniers investiront le 30 juin 1793, le Club des Cordeliers qui soutenait l'action des "enragés" et y imposeront leur vision). En septembre, le "Comité de Salut Public" fait arrêter Roux, Varlet et leurs amis, et ferme les clubs de femmes qui soutenaient les "enragés". Varlet échappe de peu à la peine de mort, mais subit le cachot. Libéré en novembre, il poursuit sa dénonciation aussi bien de la dictature de Robespierre que de la réaction bourgeoise qui lui succède. Il est l'auteur d'un des premiers manifeste anarchistes "l'Explosion". Il se manifestera de nouveau pour éviter le retour de la monarchie dans un soutien à Bonaparte, puis à Nantes lors de la révolution de juillet 1830. Il meurt à Corbeil, le 4 octobre 1837, par "submersion" selon son acte de décès.


"Quelle monstruosité sociale, quel chef d'oeuvre de machiavélisme en effet que ce gouvernement révolutionnaire. Pour tout être qui raisonne, gouvernement et révolution sont incompatibles..."
 

Source

Ephéméride anarchiste

www.ephemanar.net

 

14 juillet
■ « Nous entrerons dans l’Assemblée avec les Droits de l’homme voilés de noir… » Ponctuant une déclaration de Jean-François Varlet, l’un des porte-parole des Enra-gés, ce clair appel au coup d’État lancé devant l’assistance surchauffée du club des Cordeliers dit assez dans quelle disposition d’esprit se trouvait, en mai 1793, la frange la plus radicale de la « sans-culotterie ». D’un côté, elle savait que, sans « insurrection » populaire réellement efficiente, la révolution des « bras nus » finirait par être confisquée par les « bourgeois » ; de l’autre, elle pensait que seule la Commune insurrectionnelle de Paris pouvait lui donner un cours social nouveau.... Deux livres récemment parus évoquent par le menu cette tentative de révolution égalitaire, qui fut le soleil noir et la face longtemps cachée de la Grande Révolution. Le premier – La Lutte de classes sous la Première République, de Daniel Guérin – fut violemment critiqué par l’historiographie dominante (républicaine et communiste) lors de sa parution, chez Gallimard, en 1946. Devenu depuis un classique, il est donné ici dans sa version condensée – Bourgeois et bras nus, parue chez Galli-mard-Idées en 1973 et rééditée aux Nuits rouges en 1998 et complété d’extraits d’un texte de Guérin datant de 1959 : « La Révolution déjacobinisée ». Le second – Le Curé rouge : vie et mort de Jacques Roux, de Dominic Rousseau –, publié chez Spartacus, revient sur le parcours et le destin de cet étonnant vicaire d’une modeste paroisse rurale des bords de la Gironde qui devint, par la force d’attraction de l’histoire, l’une des grandes figures des Enragés. http://acontretemps.org/spip.php?article493 ■ Daniel GUÉRIN BOURGEOIS ET BRAS NUS Guerre sociale durant la révolution française 1793-1795 Présentation de Claude Guillon Paris, Libertalia, 2013, 444 p.

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