Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
federation anarchiste 25.over-blog.com
Site d'informations anarchistes de Besançon et d'ailleurs.

Communiqué des Gilets Jaunes Union IDF

fédération anarchiste25 #appel
 
 « Le mouvement des Gilets jaunes s’inscrit dans le combat historique du peuple français pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. C’est précisément en vertu de ses idéaux que des centaines de milliers de nos compatriotes se sont mis en marche depuis maintenant trois mois. 
Les incidents impliquant M Alain Finkielkraut ainsi que la personne l'ayant invectivé en marge des manifestations du Samedi 16 Février ne sont pas représentatives du mouvement dans son ensemble. 
La fraternité et le but commun sont les seules motivations qui nous unissent et qui constituent un rempart à toutes les tentations corporatistes et autres volontés individuelles.
Dans un mouvement aussi mixte idéologiquement que celui des Gilets Jaunes, ces volontés individuelles ne sauraient être prises comme étant celles du groupe lui même (que ces agissements ou propos soient antérieurs ou non au mouvement).
Notre mouvement ne saurait mettre un frein à la liberté individuelle de tout un chacun. Chacun est libre de ses propos ou ses actions dans les limites du cadre légal.
Nous condamnons sans la moindre ambiguïté, toutes formes de racismes quels qu'ils soient, par définition contraires aux valeurs portées depuis le début par le mouvement des Gilets Jaunes.  
L’attitude perfide et assassine des autorités de l’État ne doit pas conduire les Gilets jaunes à dévoyer leur message.
Nous ne sommes pas dupes, non plus, du jeu de massacre auquel se livrent matin, midi et soir majoritairement c'est grands médias, éditorialistes et intellectuels. Tout incident, même extérieur à notre mouvement, jusqu’au plus petit non événement, est l’occasion pour ces derniers d’enlaidir notre image. 
Main dans la main avec le pouvoir, ces médias ne parviennent, pourtant, toujours pas à infléchir la sympathie que nous manifeste la population. 
En ce jour anniversaire de notre mouvement (17 novembre 2018-17 février 2019), nous appelons tous les Français à continuer de relever la tête et à entrer à nos côtés dans l’action. 
La Liberté, l’Égalité, la Fraternité sont des combats de tous les instants ! Les Gilets jaunes expriment la légitime colère du peuple : ils manifesteront jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, en faveur de la justice sociale, de la dignité et de la démocratie véritable. 
La France se veut une et indivisible.
Liberté Égalité Fraternité »
COMMUNIQUÉ des Gilets Jaunes Union IDF
 
Et pour info:
Les partis politiques ont lancé un appel à la mobilisation contre l’antisémitisme.  Le maire de Besançon,  appelle au rassemblement silencieux de tous les citoyens mardi, à 19 heures, sur l’esplanade des Droits de l’Homme.

Contre le racisme, l'antisémitisme et toutes formes de persécutions

fédération anarchiste25 #appel

Le troisième appel des gilets jaunes de Commercy contre le racisme, l'antisémitisme et toutes formes de persécutions

Depuis le 17 novembre, et même avant la grande mobilisation, notre mouvement citoyen a été qualifié de raciste et « beauf » tant par la presse que par le gouvernement.
Même le Président Macron n'a pas hésité à nous qualifier de « foules haineuses » qui s'en prendraient aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers et aux homosexuels…quelle injure !
Depuis quelques semaines, des actes inacceptables, sont perpétrés par des individus et repris largement par certains médias, discréditant, voir diabolisant notre mouvement !
Nous Gilets Jaunes de Commercy, rappelons que l'indépendance vis à vis des partis et organisations est un de nos fondements.
Cependant, nous condamnons très fermement tout acte ou expression de Racisme ou d’Antisémitisme, ainsi que toutes autres formes de persécutions quelles qu’elles soient.
Il est insupportable que de tels actes puissent avoir lieu. Le silence qui les entoure nous rappelle les heures sombres que notre pays a traversé, et ça il ne faut jamais l’oublier.
Nous devons être la petite lumière qui veille à ce que cela ne soit jamais Banalisé.
Chaque Homme, chaque Femme, chaque enfant doit pouvoir vivre en toute liberté et toute sécurité dans notre beau pays.

Les gilets jaunes de Commercy

Contre le racisme, l'antisémitisme et toutes formes de persécutions

Vu à Besançon

fédération anarchiste25 #notre histoire

Vu dans une manif gilets jaunes à Besançon. Explication

Le 13 avril 1834, Arbois se déclare en République en soutien à la révolte des Canuts *

"Nous sommes tous chefs!" répondent ils au préfet qui demandait à parler à leur chef.

La République ne durera que quelques jours, le pouvoir de l'époque préfèrera jouer l'apaisement.

*La révolte des canuts désigne plusieurs soulèvements ouvriers ayant lieu à Lyon, en France, en 1831 puis 1834 et 1848. Il s'agit de l'une des grandes insurrections sociales du début de l’ère de la grande industrie et là la répression fut féroce, pour celle de 1834 plus de 600 victimes. 10.000 insurgés faits prisonniers seront jugés dans un « procès       monstre » à Paris en avril 1835, et condamnés à la déportation ou à de lourdes peines de prison.

 

Nous sommes tous chefs

Nous sommes tous chefs

Samedi 09/02/2019

fédération anarchiste25 #social
Et donc ce samedi 9 février

Et donc ce samedi 9 février

Bientôt à l'Autodidacte

fédération anarchiste25 #Bientôt à l'Autodidacte
Petite piqûre de rappel pour avoir le plaisir de vous retrouver dans notre librairie l'Autodidacte, 5 rue Marulaz à Besançon lors des deux prochaines conférences publiques proposées par le Groupe Proudhon:
 
- Ce vendredi 8 février à 20h30, nous recevons Nicolas Mensch, auteur de l'ouvrage La Rhodiacéta, paroles ouvrières.
Bientôt à l'Autodidacte

Ni chef, ni chef : gilets gilets gilets gilets jaunes !

fédération anarchiste25 #social

Ni chef, ni chef : gilets gilets gilets gilets jaunes !

Résolument et joyeusement accrochés au ronds-points et rythmant les samedis depuis plus de deux mois, les Gilets Jaunes sont chauds bouillants. Et toujours pas de chef ; ni petits, ni grand. Quelques figures pour occuper les médias et animer les sites Facebook nécessaires au fonctionnement de l’intelligence collective. Mais c’est le Grand Air Glacé de l’hiver qui souffle et personne ne s’y risque, depuis ses origines, le mouvement revendique une démocrate radicale, mais sans en trouver les modalités pratiques. A Commercy, ils s’y sont collés, l’ont mis en forme, puis semée sur les terres fertiles de l’Internet, de Facebook et de Youtube. Résultat cette assemblée des assemblées formalisée autour de quelques principes fondamentaux : individus et groupes autonomes associés au sein d’une coordination respectueuse de chacun. Les groupes sont représentés par des mandatés révocables chargés de mettre en œuvre des directives précises décidées en AG. À l’Assemblée des Assemblées de Commercy, qui s’est tenue les 26 et 27 Janvier, au bord de la Meuse, on constate avec joie qu’il n’est pas besoin de se dire anarchiste pour en apprécier les fondamentaux.

« Dis mamie, c’est quand qu’on brûle les voitures ? »
C’est une Gilet Jaune de Commercy qui racontait cette anecdote : Une femme du village venue sur le rond-point pour faire connaissance et discuter autour d’un café, avait emmené sa petite-fille. Au bout d’un moment, s’embêtant peut-être un peu, elle lui dit cette phrase très innocente : « Dis, Mamie, c’est quand qu’on brûle les voitures ? ». Eh bien, en Île de France, du côté de Nemours, c’est un peu du même acabit... mon petit-fils, de retour d’une après-midi au rond-point, saturé de bonbons et de gâteaux, me disait qu’il avait vraiment bien joué avec les deux autres enfants... aux Gilets Jaunes et aux policiers ! On le voit, les Gilets Jaunes ont marqué l’époque, ils sont d’ores et déjà entrés dans l’imaginaire des générations qui viennent.

Avant l’AG, la manif
Donc samedi matin, 26 janvier, départ pour Commercy à l’Assemblée des Assemblées. Mais auparavant il y a la manif devant la mairie du petit village de Nonville (sic !) proche de Nemours. Les parents d’élèves protestent contre la fermeture d’une classe, la seconde en deux ans. Un tract trouvé dans la boite aux lettres nous a mis au courant, puis la visite du groupe Facebook créé pour l’occasion a fait le reste. Les Gilets Jaunes de Nemours viennent au secours des habitants de Nonville pour les aider à défendre l’intégrité de leur village. Une trentaine d’entre nous, plus les parents, le maire empêtré de bleu-blanc-rouge, quatre voitures de gendarmerie et une douzaine de gendarmes plus ou moins équipés. On touche ici du doigt la réalité des protestations des Gilets jaunes ruraux. L’Etat prend dans les campagnes les instituteurs qu’il envoie dans les zones prioritaires des banlieues déshéritées. Moins de classes, donc pas de nouveaux jeunes couples ou parents, donc pas de nouveaux enfants, donc plus d’école ; au final, plus de village. L’Etat nous veut dans ses centres urbains, hors sol, isolés, et sous la surveillance des caméras vidéo qui envahissent ses « smart cities ». Les instits savent bien, que ce qu’il faut à une classe, pour qu’elle fonctionne pour tous, ce sont des têtes de classes. C’est la mixité sociale qui fait la réussite de tous, pas le dépouillage de Gilles pour habiller John.

Le vrai départ donc
Le vrai départ à 10 :30 donc, direction Commercy, pour y arriver vers 14h, en pleine AG. Ce premier temps de l’Assemblée des Assemblée, est celui de la rencontre, chaque mandaté présente son groupe aux près de 400 personnes réunies dans la salle des fêtes de Sorcy Saint-Martin
, petit village à 7 kilomètres de Commercy, dont le maire a bien voulu héberger l’événement. Le matin, beaucoup de journaux, radios et télévisions, régionaux et nationaux interviewent, photographient et filment les participants. Ils sont ensuite priés de rester dehors afin de laisser l’AG se dérouler dans l’intimité. Les médias « Gilets Jaunes » sont toutefois libres de participer, à condition de ne pas filmer une partie de la salle où s’installent ceux qui désirent garder un peu d’anonymat.

Chaque groupe se présente alors très succinctement – 2min. 20 - : sa taille, ses actions, ses objectifs et son histoire, comme celle – acclamée – des sept évacuations/reconstructions des ardéchois dont l’acharnement a fini par venir à bout des autorités. L’Ariège, la Drôme, la Lorraine, l’Alsace... de très nombreuses régions sont présentes et on assiste immobiles à un vrai tour de France, jusqu’aux Parisiens et aux banlieusards – Saint Denis, Montreuil ou encore Rungis – qui sont maintenant de la partie. En complément des Commerciens, qui font tourner le manège, l’AG regroupe deux types de participants : les mandatés des assemblées locales, tirés au sort parmi les volontaires, représentant 75 groupes, et les « observateurs », des participants appartenant pour la plupart à des groupes, mais n’ayant pas le statut de mandaté. Pour la plupart des décisions, seuls les mandatés ont droit de vote, ils sont équipés d’une feuille A4 de couleur portant la localisation de leur groupe et qu’ils peuvent brandir pour voter. Beaucoup de présentations... selon la performance oratoire des intervenants et l’intensité ou l’originalité de l’activité des groupes, l’assemblée oscille entre des demandes de « faire plus court » ou des acclamations enthousiastes. Une dizaine de signes des mains permettent d’exprimer sans brouhaha, approbation, réprobation ou bien de demander le silence ou l’arrêt d’un orateur trop verbeux. Ça fonctionne assez bien, complété quand même, par quelques cris d’enthousiasme, occasionnels mais vigoureux, et le plus souvent bien accueillis.

Des femmes en première ligne
Quelques points saillants... la présence des femmes en nombre, plutôt inhabituelle dans les mouvements de contestation, probablement un gros tiers et il semble que chacun s’en réjouisse ! Les organisateurs avaient d’ailleurs demandé que les binômes mandatés soient à parité quant au genre. Donc quelques prises de paroles de femmes, remarquées et très soutenues. L’une, par exemple, indique qu’elle sort du protocole – 2minutes 20, uniquement présenter son groupe lors de ce premier tour de parole – et dit « tout ce qu’elle a à dire », car elle est venue avec sa fille, qui au bout de quatre heures commence à se lasser des coloriages. Elle exprime son regret qu’il n’y ait pas de crèche pour les jeunes enfants ; elle devra donc partir. En réponse une Gilet Jaune de Commercy demande le micro et indique que, s’il n’y a pas de crèche, elle s’occupe malgré tout des petits, que l’on voit s’ébattre au calme au fond de la salle... Présentation également des « Amajaunes », les femmes Gilets Jaunes qui s’organisent et créent un sous-mouvement purement féminin, avec en particulier une visibilité spécifique au sein des manifestations et un positionnement pacifique revendiqué face aux violences policières. Ailleurs, d’autres femmes s’organisent également entre elles, comme par exemple les Femmes Gilet jaune d’Ile de France. La Marée Jaune également est très présente, démarrée par 5000 personnes à Nancy puis se répandant dans les 55, 57 et 88. Les manifestations régionales tournent, changeant à chaque week-end de lieu de rassemblement. Les raisons sont économiques – ne pas demander aux mêmes de se déplacer sans cesse – et politique – être présent et recueillir les soutiens partout. A grands renforts de Aouh, aouh, La Maison du Peuple de Saint Nazaire bien représentée appelle à la création de Maisons du Peuple partout où cela est possible. Le mandaté du M17, un Québécois installé en France, revendique l’organisation de 183 groupes représentant 40,000 Gilets Jaunes...

A Commercy, pas de monopole de la prise de parole par un groupe d’orateurs, comme cela avait été le cas lors de la grande A.G ; réunissant les Gilets Jaunes du Loiret, à Chalette sur Loing le 4 janvier, où les animateurs en surplomb sur une estrade disposaient des micros. A Commercy, on s’inscrit pour son tour de parole, qui devra respecter le sujet traité et le temps alloué à chacune des interventions. En cas de débordement, c’est l’assemblée qui contrôle à l’aide des signes convenus. Le meneur du débat se contente de tendre le micro à la personne en tête de la liste des inscrits, et parfois de proposer des reformulations. Un rôle clef toutefois, et assumé avec un remarquable esprit de synthèse, lorsqu’il a fallu improviser des votes : celui de formuler les choix à faire et les questions sur lesquelles voter.

Technologie et démocratie
C’est une panne de technologie qui est à l’origine de la singularité de Commercy. Après un premier meeting improvisé réunissant 200 personnes dans un bar, le 10 janvier, le mouvement s’est organisé et a pris possession d’un rond-point. A chaque rassemblement, un leader prenait le micro pour faire un discours, jusqu’au grain de sable que fut la panne du micro. Cette panne a fait basculer le groupe du mode asymétrique orateurs/assistance au mode symétrique de l’AG au sein de laquelle chacun peut s’exprimer, proposer les étapes vers un consensus puis, si nécessaire, voter pour ou contre une décision. Le numéro de Janvier de Monde Libertaire insistait sur la concentration du pouvoir que favorise la technologie. Le micro qui permet à l’un d’être entendu – écouté – par tous, en est un bel exemple. Et c’est la défaillance de la technologie qui aura permis le retour d’une démocratie vite adoptée. Cette petite panne aura transformé durablement un groupe en assemblée, puis, les semaines passant, aura démarré la cristallisation et la coordination d’une mouvance Gilets Jaunes d’inspiration libertaire quant à ses méthodes. Il faut dire que le cadre du communalisme libertaire proposé par Murray Bookchin, et popularisé par la lutte Kurde, entre particulièrement en résonance avec l’ancrage farouchement local du mouvement et son refus viscéral d’une verticalité nécessairement autoritaire.

Le désir de démocratie radicale qui réunit à Commercy les participants à l’Assemblée des assemblées, est omniprésent dans les discussions, et la question de la légitimité revient sans cesse. En conséquence, une longue partie de la discussion qui suit les présentations se focalise sur les objectifs que l’assemblée peut légitimement se donner, afin de rester en accord avec l’encadrement des mandatés par leurs propres assemblées, et bien sûr, sur la légitimité des mandatés pour décider en séance ou puis attendre et faire valider les décisions par l’assemblée. Loin de l’arrogance et du mépris des parlementaires, soi-disant représentants du peuple, parce qu’élus, on assiste ici à l’inverse, une sorte de « complexe du mandaté » qui se fait jour, au risque d’auto-limiter leur capacité d’agir. Un souci constant d’hyper-démocratie hante les participants. Faute d’une pratique établie, d’un protocole agréé par tous, d’une habitude, cette première assemblée des assemblées fait précéder toute discussion d’une pré-discussion relative à son organisation et aux modalités de contribution et prise de décision. Les options émergeant de la pré-discussion sont ensuite mis au vote afin de pouvoir se consacrer à la discussion elle-même. En particulier la difficulté pour les mandatés d’évaluer l’élasticité de leur mandat et leur capacité à décider – voter – sur place, sans revenir vers leurs groupes pour validation. Ce rodage, et le passage régulier à un niveau méta de discussion, en rendait certaines un peu hallucinantes.

Toutefois, il était dans l’essence même de l’Appel de Commercy et de cette assemblée de mettre en œuvre une démocratie radicale ; l’AG inaugurale devait poser les premières pierres et roder les premières pratiques... Mais le même problème s’est posé le lendemain lors des discussions thématiques. Faute d’un protocole commun formalisé et adopté par tous, chaque groupe se voyait démarrer en travaillant son propre protocole, les uns avec plus de succès que d’autres.

Ronds-points : nos places publiques, nos médias et nos totems !
Deux thèmes affleurent, débordant régulièrement le protocole : la grève générale annoncée pour le 5 Février et la reprise des ronds-points le 15 février. Les ronds-points sont le totem des gilets jaunes. Ils ont transformé ces no man’s land ouverts sur rien en places publiques, creusets de la délibération, et en médias immédiatement lisibles par tous. La reprise du terrain est fondamentale car ces milliers de micro-ZADS sont le corps du mouvement, elles montrent au grand jour que l’on peut s’affronter à l’état et résister dans la durée, elles sont l’aimant qui attire les timides et fixe celles et ceux qui s’en approchent de trop près. Teintées de ce jaune fluo conçu pour être vu, elles sont la preuve bien vivante que la lutte continue. Et les saluts et les klaxons des voitures qui passent maintiennent actif le lien entre le noyau dur des plus motivés et les conducteurs qui leur disent : ne lâchez pas, on vous soutient ! Pour la grève générale, c’est plus compliqué... un peu coincée entre la méfiance des uns envers les syndicats et celle des autres envers leur direction, l’assemblée hésite à s’engage massivement dans cette voie. Et puis on voir bien que ça ne s’improvise pas, il faudra essentiellement accompagner et réagir.

Deux longs débats
Restait à décider d’une prochaine A.G. et finalement, de la rédaction, ou non, d’un Appel de l’Assemblée des Assemblées.
Deux longs débats... pour ce qui est de la prochaine A.G., nul ne doute qu’elle ne soit nécessaire, nous vivons un commencement, la naissance que « quelque chose » qui pourrait durer. Mais ici, pas de surplomb, du concret, on est dans l’action et pas dans le commentaire, donc, oui, une nouvelle A.G. s’impose, et donc c’est maintenant qu’il faut décider de l’endroit et de la date. Rapidement, la Maison du Peuple de Saint Nazaire se propose, pour organiser et héberger une A.G. dans deux mois. Deux mois ! Il faut dire que la remarquable organisation qui soutient la réunion des Gilets Jaunes venus des quatre coins de la France métropolitaine, met la barre assez haut : 400 personnes chaleureusement accueillies, bien logées, délicieusement nourries, et mises au boulot puis disponibles pour la tchatche ou la fiesta. Deux mois ne semblent pas de trop, surtout que c’est la croissance du mouvement qui est dans les esprits... Mais d’aucuns s’impatientent, faisant émerger un débat qui oppose vitesse et précipitation : s’attacher à faire « bien » ou construire à l’instinct sur la dynamique que tous vivent, s’inscrire dans la durée ou coller à l’actualité d’un mouvement dont chaque nouvel acte tend à redéfinir l’agenda. Il s’agit aussi que les mandatés ne se transforment pas en bureaucrates, occupés à se réunir ailleurs pendant que la base tient les ronds-points et se fait bombarder et flashballer dans les manifestations.... Il y a de la pression... le débat rebondit tant et plus, un moment on s’y perd un peu... puis Aurillac se propose, puis Saint Denis... jusqu’à ce qu’émerge une proposition qui puisse être soumise au vote : une assemblée à Saint Nazaire, dans deux mois – sûr ! –, et si l’une des propositions pour se retrouver d’ici un mois, se concrétise elle sera auto-validée.
Motion adoptée – février se joue aux dés ; fin de l’hiver à Saint Nazaire ! – et saluée à nouveau de forces Aouh aouh !

L’Appel !
C’est grâce à deux appels successifs que nous sommes réunis à Commercy. Le premier invitait un mouvement purement horizontal, dispersé géographiquement et cherchant les modalités de son organisation, à suivre l’exemple d’une démocratie radicale : l’agora athénienne réincarnée dans les cabanes des ronds-points. En bonne logique, le second appel invitait ces démocraties locales ayant suivi – ou précédé – l’appel à se regrouper. Des anarchistes diraient : à se fédérer. Définir des mandats, choisir des mandatés et les envoyer se réunir au bord de la Meuse, à Commercy près de Nancy.

Bon, c’est fait, on y est, et ça fonctionne, et c’est juste génial ! Alors, au-delà de la mise en place d’une organisation et du partage des idées, des problèmes et des pratiques, il semble important de transmettre quelque chose à ceux qui n’y sont pas, de susciter espoir et désir chez d’autres Gilets Jaunes, de faire sentir et transmettre le vibrant eros de la démocratie. Le niveau national des Gilets jaunes, il faut dire, est tiraillé entre les refuzniks, qui ne veulent absolument pas de chefs mais n’ont pas vraiment de proposition fédérale, les inévitables politicards qui préparent leur élection à une Europe qu’ils disent détester, et les « leaders » FaceBook dont l’énergie et l’engagement a permis au mouvement de se réinventer semaine après semaine, mais qui (ne) sont (que) des figures, des voix, à l’image de ces chefs des sociétés pré-étatiques dont le rôle est d’incarner le collectif – mais pas plus !

À nouveau il faut débattre. Les mandatés le sont-ils pour rédiger un appel, peuvent-ils aller jusqu’à le valider. Et cet appel, à qui s’adresse-t-il, aux convaincus qu’il s’agit de coaguler, ou à l’ensemble des Gilets Jaunes, qu’il faudrait convaincre de rejoindre la coordination... Ce qui réunit les Gilets Jaunes, c’est la quête d’une vie digne, d’une société décente où la richesse n’est pas monopolisée par quelques-uns, c’est la haine de la morgue d’une classe dirigeante qui s’est crue tout permis. A part le RIC – Référendum d’Initiative Citoyenne – qui fait une quasi-unanimité, on est loin d’un programme partagé. Malgré tout, il y a ici une certaine homogénéité des participants. L’anticapitalisme y est une évidence, alors que le terme apparaît peu dans la boite à mots des Gilets Jaunes. Une des figures du débat, pas vraiment nommée mais présente malgré, est celle de l’entre-soi, le piège dans lequel il ne faut pas tomber. Entre la radicalité de revendications « évidentes » pour la communauté réunie et l’ouverture à l’ensemble des Gilets Jaunes, il faudra choisir, trouver les sujets non clivant, et surtout éviter un verbiage abstrait et convenu, incompréhensible au-delà d’une petite communauté d’avant-gardistes auto-proclamés. C’est une forme de maturité qui émerge et pousse à l’ouverture, en continuité des appels précédents, mais malgré tout avec un point dur : le positionnement clair par rapport à l’extrême droite, au racisme et à l’homophobie, n’est pas négociable. L’appel devra être explicite ; ces tentations minoritaires au sein des Gilets Jaunes mais qui trouvent malgré tout à s’exprimer doivent être explicitement condamnées, en tant que telles bien sûr, mais aussi parce que le pouvoir les utilise pour dénigrer le mouvement. Un vote entérine le consensus issu des longs débats. Quant à la rédaction de l’appel, il est – finalement – convenu qu’un groupe de volontaires planchera le soir et le début de la nuit pour proposer demain un texte à l’assemblée. Le texte pourra être amendé dans la matinée, et sera signé par les mandatés qui le souhaitent, les autres groupes seront invités à le signer une fois rentrés. Suit un excellent dîner autour d’une potée lorraine mijotée avec soin par le collectif de la Marmijotte – avec ou sans viande, bien sûr.

 

La soirée s’égrènera ensuite tranquillement entre longues discussion et musiques improvisées, avec en ouverture, l’émouvant Chant des Partisans de Commercy chantés par les la chorale Gilles et John de Commercy un instant réunie sur l’estrade. Pour la nuit, les gîtes, hôtels et habitants alentours ont pu loger une bonne partie des participants, tandis que les autres munis de leur matelas et duvet ont dormi à même la salle de réunion.

Dimanche : appeler et rentrer
C’est après une courte nuit que l’assemblée se retrouve dimanche matin pour les groupes de travail thématiques sur les revendications, les actions, l’organisation, les élections, le (grand ?) débat, et l’amplification du mouvement. En fin de matinée, c’est le moment du partage avec l’assemblée du texte de l’appel, à peine sec. Solennel. Chacun se tait et les rédacteurs se réunissent au milieu de la salle devant une forêt de smartphones. Avec émotion, chacun, chacune, tour à tour, lit à haute voix un ou deux paragraphes. Quand c’est fini, les acclamations s’élèvent. Le texte est magnifique et porteur ; la grande majorité de l’assemblée s’y retrouve. Puis, quand un semblant de silence revient, c’est à nouveau le moment d’un tour de prises de paroles pour proposer, demander ou suggérer telle ou telle modification, ou tel ou tel ajout. Il faudra amender ce proto-appel, mais le consensus est que ça doit être minimal, et l’assemblée vote la confiance aux auteurs qui ont su respecter les consignes, trouver les mots et les assembler en un tout homogène et entrainant. Mission accomplie !

Mais c’est déjà l’heure de déjeuner, avant de partager le rendu des groupes de travail, puis valider la version définitive de l’appel. Les aurevoirs, les à-bientôt, les va-et-vient des mains qui se serrent ou s’agitent en l’air, et les bises qui claquent commencent à rythmer le temps qui passe maintenant trop vite ; il faut rentrer et nombreux sont ceux qui vont loin. Le cœur plein de cette ferveur qui imprégnait la salle, de l’enthousiasme puissant qui portait chacun, avec ce sentiment d’être là ou un bout d’histoire se faisait, l’esquisse d’un nouveau monde que certains attendent depuis si longtemps. Chacun était là non seulement pour se lever contre un monde nihiliste qu’il faut stopper, mais surtout pour un monde à créer pour une organisation à mettre en place, qui respecterait chacun et réussirait à s’agréger sans accaparer, à coordonner sans réduire et sans trahir. Les Gilets Jaunes de Commercy, malgré la grande fatigue d’avoir préparé pour porter ce morceau d’histoire étaient radieux, les participants aussi, qu’ils soient mandatés ou simples observateurs.

La première Assemblée des assemblées a tenu ses promesses.

Source Le Monde libertaire.net

Ni chef, ni chef : gilets gilets gilets gilets jaunes !
Ni chef, ni chef : gilets gilets gilets gilets jaunes !

Le 5 février amplifions les luttes

fédération anarchiste25 #social

AMPLIFIONS LES LUTTES !
La puissance sociale qu'a su créer le mouvement des gilets jaunes a mis le
Pouvoir politique et économique aux aguets. Les capitalistes d'ici et
d'ailleurs craignent des conquêtes sociales dans le cadre français et une
contagion par delà les frontières.
Rappelons que l'appareil d’État n'est pas un outil neutre qu'on pourrait
piloter à droite ou à gauche selon la sensibilité de celle ou celui qui est aux
manettes. Il est un outil, une arme de guerre (un char !) au service des
puissances d'argent. Son équipe dirigeante est à la fois :
- une administratrice des intérêts capitalistes, par une législation
adaptée permettant l'optimisation fiscale et la réduction des droits des
travailleurs et travailleuses conquis de haute lutte, organisant la répression,
tout en donnant l'illusion d'être au service d'un prétendu intérêt général...
- une VRP sans éthique du capitalisme national, ne serait-ce que les
ventes d'armes à des pays ne respectant pas les droits humains...
- le fusible protecteur des véritables donneurs d'ordre : le patronat et le
monde des affaires, d'ici et d'ailleurs.

La suite en pj

Sur Besançon

Les syndicats CGT/FO/FSU/Solidaires et les Gilets Jaunes appellent à la grève ce 5 février 2019. 

Rendez-vous  à 11h00 devant le Medef, rue Jouchoux à Besançon.

Puis direction le rond-point de la piscine Mallarmé.

Le 5 février amplifions les luttes

Grève du 5 février 2019.

fédération anarchiste25 #social

Les syndicats CGT/FO/FSU/Solidaires et les Gilets Jaunes appellent à la grève ce 5 février 2019. 

Rendez-vous  à 11h00 devant le Medef, rue Jouchoux à Besançon.

Puis direction le rond-point de la piscine Mallarmé.

Grève du 5 février 2019.

Les paysans bio avec les gilets jaunes?

fédération anarchiste25 #info

les paysans bio avec les gilets jaunes ?

"Nous sommes paysans bio et nous rejoignons les gilets jaunes ! Nous appelons les paysans et le reste de la société à généraliser cette convergence et demandons à nos organisations de prendre leurs responsabilités.

Injustice sociale, injustice fiscale et urgence climatique même combat, mêmes victimes et mêmes responsables !

Pour les paysans bio, il est également temps de s’organiser, de se mobiliser ensemble, de repenser dans sa totalité ce système économique et politique conçu par et pour les riches et les puissants.

Par nos pratiques vertueuses et notre respect de l’environnement et de la biodiversité, nous apportons des solutions à l’urgence climatique.
Par les valeurs que l’agriculture paysanne bio véhicule, nous apportons également des solutions face à l’injustice sociale, à la destruction du vivant, et à la réduction en "esclavage" de nos vies...
Ne vivons plus comme des esclaves !

Solution écologique et émancipatrice, l’agriculture paysanne bio que nous portons peut amener à plus d’autonomie alimentaire, à la relocalisation des productions et des ventes, à la création du lien partout à l’échelle locale et à la généralisation de l’économie circulaire.

Cette démarche est plébiscitée, nous le constatons chaque jour !

Pourtant les paysans bio subissent quotidiennement l’ensemble des maux que mettent en avant les gilets jaunes :

*"injustice fiscale" et retard de paiement :
Plébiscités, les paysans bio n’ont pourtant aucun avantage qui permettrait de produire partout et à échelle humaine de l’alimentation bio et locale ni de mettre en valeur les aménités positives de l’agriculture paysanne bio.
Les aides en faveur de l’agriculture biologiques (dont nous sommes surement moins dépendant qu’en conventionnel) ont entre deux et trois ans de retard ! Situation intenable pour nombre d’entre nous sans que jamais le vent de la révolte soit suffisant pour balayer l’absurdité et de ces retards et du système permettant ces aides !
Il est temps de tout mettre à plat, dans tout les domaines et aussi en agriculture biologique. Repenser les choses pour être résilients à l’échelle locale, soutenus et autonomes !
Les produits de qualité que nous proposons devraient pouvoir être accessibles à toutes et tous et devraient nous permettent , nous paysans bio de vivre dignement. Ce n’est pas le cas, ni pour nous, ni pour l’accessibilité des produits ! Nous marchons sur la tête ! Faisons un pas de côté et reconstruisons ensemble !

*’injustice sociale". Nourrir, même bien, vaut moins que spéculer (comme vous tous !).. ! De la production à la "consommation", des moyens de productions au parasitage des grosses sociétés, de l’aliénation par le travail à l’implication locale, nous devons tout remettre à plat !

* "Urgence climatique". Nous sommes certainement la dernière génération à pouvoir faire quelque chose, il nous reste peu de temps et en tant que paysans bio nous sommes des acteurs du changement. Pourtant nous subissons en premier lieu les conséquence du dérèglement climatique ! Nous constatons qu’une transition douce n’est pas suffisante : c’est maintenant que tout se joue radicalement tant pour ce qui qui nous entourent que pour celles et ceux qui nous entourent !

Nous retrouvons les même victimes à savoir les plus faibles, les plus démunies, les plus précaires. Ceux qui, noyés dans le quotidien des obligations et des urgences ne prennent plus le temps ou le droit de prendre la parole ?

Nous retrouvons également les mêmes responsables : grandes entreprises, milliardaires, puissants, système basé sur la croissance et le profit...
Ceux là même qui imposent des taxes et des normes aux plus défavorisés sans se les imposer à eux mêmes et sans mettre en place des alternatives viables et souhaitables.
Il ont fait un choix, celui de maintenir leur microcosme et leur pouvoir au détriment de la planète et de ses habitants.

Faisons-le nôtre : renversons la table et repensons tout, partout où il nous semblera bon de le faire ! Ils ne sont grands que parce-que nous sommes à genoux !

Voilà pourquoi en tant que paysans bio nous pensons qu’il faut rejoindre ce mouvement. Il représente peut-être la seule occasion que nous ayons de reprendre en main nos vies, nos fins de mois et notre fin du monde !"
Par Julien L Paysan-maraicher bio le 28 janvier 2019
Source Monde libertaire en ligne
Les paysans bio avec les gilets jaunes?

Une bonne adresse à Besançon

fédération anarchiste25 #Bientôt à l'Autodidacte

Librairie l’Autodidacte

5, rue Marulaz 25000 Besançon

Tèl : 07 83 39 44 33

 

Heures d’ouverture :

Du mercredi au samedi de 15h00 à 19h00

Viendez  café ou thé offert

Une bonne adresse à Besançon

Afficher plus d'articles

RSS Contact