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Site d'informations anarchistes de Besançon et d'ailleurs.

international

soirée de soutien aux anarchistes du Venezuela

fédération anarchiste25 #international
Mardi 12 juin 2018 à partir de 20h00 à la librairie l'Autodidacte 5, rue Marulaz à Besançon, soirée de soutien aux anarchistes du Venezuela en présence d'un copain vénézuélien.
Soirée organisée par le Groupe Anarchiste Solidaire
         de la Fédération anarchiste (Besançon)
soirée de soutien aux anarchistes du Venezuela

Demain à l'Autodidacte et au cinéma Victor Hugo

fédération anarchiste25 #international

Mercredi 4 avril, 2 évènements autour du film

 

L'AMOUR ET LA REVOLUTION

De Yannis Youlountas

Avant

la projection du film

Yannis sera à la librairie associative l’Autodidacte 5, rue Marulaz à Besançon, le mercredi 4 avril à partir de 17h30, pour nous parler de la vague de répression que subissent les camarades et les squats de réfugié.e.s / migrant.e.s…  et nous parler du  PROCHAIN CONVOI SOLIDAIRE EN GRÈCE de MAI 2018

Nous en profitons pour réceptionner les colis en solidarité avec la Grèce, liste des besoins: http://blogyy.net/…/liste-des-besoins-convoi-solidaire-Grec…

.Η αλληλεγγύη είναι το όπλο μας!
La solidarité est notre arme !

 

Organisé par la Fédération anarchiste de Besançon et la librairie l’Autodidacte

 

Puis

 

Attac Besançon vous invite

Au Film Débat

L'AMOUR ET LA REVOLUTION

en présence du réalisateur,

Yannis Youlountas

à 20H30

Cinéma Victor Hugo à Besançon

Entrée 5 E

https://youtu.be/7wdRCUW_PtY

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia menacé d’évacuation le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution.  Ce film présente aussi les actions autogérées en Grèce actuellement.

Les personnes qui viennent de le découvrir lors de l’ultime projection-test sont allées jusqu’à dire qu’elles l’avaient « encore plus aimé » que les deux précédents, « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » !

http://lamouretlarevolution.net/

 

Dans la région grand-est le film passera aussi
05/04 ST-CLAUDE (39)
06/007/04 STRASBOURG (67)
08/04 ÉPINAL (88)4 LURE (70)

21/04 CLUNY (71)
22/04 CHALON-SUR-SAÔNE (71)

Demain à l'Autodidacte et au cinéma Victor Hugo

Mercredi 4 avril à 20H30

fédération anarchiste25 #international

Attac Besançon vous invite

Au Film Débat

L'AMOUR ET LA REVOLUTION

en présence du réalisateur,

Yannis Youlountas

Mercredi 4 avril à 20H30

Cinéma Victor Hugo à Besançon

Entrée 5 E

https://youtu.be/7wdRCUW_PtY

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia menacé d’évacuation le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution.  Ce film présente aussi les actions autogérées en Grèce actuellement.

Les personnes qui viennent de le découvrir lors de l’ultime projection-test sont allées jusqu’à dire qu’elles l’avaient « encore plus aimé » que les deux précédents, « Ne vivons plus comme des esclaves » et « Je lutte donc je suis » !

http://lamouretlarevolution.net/

 

Dans la région grand est le film passera aussi
05/04 ST-CLAUDE (39)
06/007/04 STRASBOURG (67)
08/04 ÉPINAL (88)4 LURE (70)

21/04 CLUNY (71)
22/04 CHALON-SUR-SAÔNE (71)

Mercredi 4 avril à 20H30

Tirons l'anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

fédération anarchiste25 #international

https://www.federation-anarchiste.org/

ifa@federation-anarchiste.org

01/02/2018

 

Tirons l'anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

 

En Iran, pendant une dizaine de jours à partir du jeudi 28 décembre, la « révolte des va-nu-pieds » s'est diffusée, sans leader ni mots d'ordre, dans 142 villes de l'ensemble des 31 provinces.

Parmi les participants, beaucoup de jeunes, de femmes, de personnes pauvres, protestant contre leur misère économique, mais aussi contre l'emprise étouffante de la théocrature régnante.

Alors que le précédent mouvement de 2009 plaçait ses espoirs dans l'élection d'un président « réformateur », cette fois les slogans s'attaquaient à toutes les factions qui se partagent le pouvoir : « À bas la dictature ! ». Ainsi voitures de police, bâtiments publics, centres religieux, sièges des Bassidjis (milices islamiques) ont été attaqués et parfois incendiés.

Les réformateurs du président Hassan Rohani et les ultra-conservateurs du « Guide suprême » Ali Khamenei, ont défendu la survie de ce régime corrompu par une violente répression contre les « fauteurs de troubles en guerre contre Dieu », faisant officiellement 21 morts et un millier d'arrestations, certainement beaucoup plus.

 

Des groupes anarchistes étaient présents dans ces événements, notamment le « Cercle Libre de Téhéran ». Mais le journaliste anarchiste Soheil Arabi, s'il a pu envoyer un texte pour soutenir les révolté-e-s et les encourager à renverser le régime, n'y a pas participé directement puisqu'il est derrière les barreaux de la prison d'Evin depuis novembre 2013. Il a été accusé de « propagande contre l'État », « apostasie », « blasphème contre le Prophète et insulte à la sainteté », pour avoir publié des photos du soulèvement de 2009, caricaturé Khamenei, et posté des articles sur internet.

Condamné à mort par la Cour criminelle de Téhéran, sa peine à été commuée en sept ans et demi d'incarcération. Le 23 septembre 2017, il a entamé une grève de la faim : « Ici, énoncer la vérité est interdit mais je suis un anarchiste et, pour moi, il est interdit d'interdire. Ne me demandez pas de garder le silence alors que le silence est la plus grande des trahisons. Je veux être la voix de tous les libres penseurs enfermés : Mahmoud Behshti-Langeroudi, Ali Shariati, Youssof Emadi, Arasch Manouchehr, Mohamad-Ali Sadeghi, Sowada Aghasar et les autres amis enchaînés au bloc 7. »

Le 24 janvier, Soheil a entamé une seconde grève de la faim en solidarité avec deux prisonnières politiques Aténa Daémi et Golrokh Ebrahimi. Ses geôliers l'ont transporté à la prison du Grand-Téhéran. Dès son arrivée, il a reçu des coups de bottes et matraques sur le dos, le visage et les pieds : «  Ici ce n'est pas Evin. C'est le bout du monde, l'enfer. Ta grève de la faim ne sert à rien et personne ne t'entendra ».

 

La Fédération anarchiste l'a entendu et utilisera ses moyens, tels Le Monde Libertaire et Radio Libertaire, pour que Soheil Arabi et plus largement les prisonniers en Iran, soient soutenus et libérés.

 

La Fédération Anarchiste

Tirons l'anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

Répression policière au Brésil

fédération anarchiste25 #international

BRÉSIL : Le VIIIe salon du livre anarchiste de Porto Alegre annulé !


Nous informons les camarades de l’IFA qu’une opération de police a eu lieu à Rio Grande du Sud contre les groupes avec lesquels l'Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil a des relations. L'opération de police visait à arrêter les anarchistes et à s’emparer de l'équipement et les matériaux.

à diffuser

Répression policière au Brésil

Répression en Russie

fédération anarchiste25 #international

La Catalogne vu par les libertaires.

fédération anarchiste25 #international

La Catalogne vu par les libertaires.

Pour compléter les informations sur la grève générale en Catalogne du 3 octobre.

 

1) Traduction  de la déclaration commune du 2 octobre du mouvement libertaire en Catalogne

Les syndicats, organisations et collectifs signataires de cet appel souhaitent communiquer ici aux travailleurs et à l’ensemble des classes populaires notre positionnement par rapport aux événements qui ont eu lieu ces derniers jours dans les rues de nos villes et de nos villages.

Depuis plusieurs années, nous avons observé l’escalade de tensions dans un conflit, désormais historique, qui visait à réduire les droits fondamentaux de la population. Nous sommes d’une tradition syndicale et politique qui a toujours dans l’histoire défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui a pris la rue quand il le fallait pour arracher au pouvoir ce qui nous permet maintenant d’être les actrices et acteurs de notre présent et de notre futur.

En tant que libertaires et partie active des mouvements syndicaux, populaires et associatifs de Catalogne,
nous défendrons toujours le droit à l’auto-détermination des peuples – à commencer par le nôtre. Nous entendons cela comme un principe de base du confédéralisme, condition nécessaire à la cohabitation humaine dans un régime égalitaire. Nous disons clairement que toute émancipation complète est impossible sans avoir auparavant éliminé la structure économique qui la restreint, le capitalisme. Tant que cela n’a pas lieu, les conditions de vie de la classe travailleuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane, toujours main dans la main pour imposer des contre-réformes en matière de droit du travail, et pour diminuer les droits sociaux.

Cela étant, nous voulons
dénoncer la militarisation et la répression que nous subissons de la part de l’État espagnol, qui montre par là son vrai visage autoritaire en imposant sa volonté jusqu’au bout, quelles qu’en soient les conséquences. Nous nous sommes toujours opposés à quiconque voulait militariser la Catalogne – ou n’importe quel territoire – contre les grandes protestations populaires et toute aspiration d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons expérimenté de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. Pour cela également, nous voulons dénoncer
la nature répressive de la Généralité de Catalogne, qui a, ces dernières années, persécuté, frappé, arrêté et emprisonné toutes celles et ceux qui ont refusé de regarder ailleurs quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas la façon dont les Mossos d’Escuadra [Forces de police de la Catalogne NDT]nous ont délogé de la place de Catalogne,  ont arrêté et trainé en justice des syndicalistes pour avoir participé à la manifestation qui avaient encerclée le Parlement quand nos droits sociaux étaient rabotés. Nous n’oublions pas les arrestations et les emprisonnements des grandes opérations policières, comme les récentes opérations Pandora ou encore les morts et les mutilations. En bref, nous ne permettrons pas qu’on nous prenne ce qui est à nous, quelque soit la couleur du drapeau dont ils se draperont.

Pour nous, l’auto-détermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se concrétiser uniquement par une décision dans un cadre territorial.
La liberté collective ne sera possible qu’avec l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un Etat et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéropatriarcales et oppressives également défendues par quelques-uns des acteurs du mouvement souverainiste catalan. L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’à travers la rébellion des opprimés, qui entendent ainsi défendre et améliorer leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et des richesses, l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéropatriarcat et ses différentes structures de pouvoir, autant explicites qu’implicites, la liberté la plus large de décision et la participation de tous au moyen de l’action directe et de l’autogestion seront les éléments qui nous rendront réellement libres.

Ainsi, nous pensons que c’est le peuple, constitué en sujet politique et de classe, qui doit tenir lieu de base pour un grand changement social et c’est pourquoi nous saluons et défendons l’extension des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire front au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et de confrontation avec l’autorité
aille encore au-delà de la conjoncture actuelle et continue à s'opposer à toutes les injustices auxquelles nous sommes soumis.

Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleurs de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et de nos libertés, et plus particulièrement à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le mardi 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui anime historiquement cette partie du globe ne sera pas éteint si facilement, parce que nous sommes la classe des travailleuses et des travailleurs et que nous voulons décider de tout, c’est notre tour de descendre dans la rue, c’est notre tour de lutter !

Signataires :
CGT Catalogne
Negres Tempestes (Tempêtes Noires)
Embat, organisation libertaire de Catalogne
Heura Negra, assemblée libertaire de Vallcarca
CNT Catalogne et Baléares
Oca Negra, assemblée libertaire du Clot-Camp de l’Arpa
Solidaritat Obrera (Solidarité Ouvrière)

 

2) Traduction de l'appel du 4 octobre de la CNT espagnole à "étendre la riposte sociale" :

 

Après la grève du 3 octobre la CNT appelle à étendre la riposte sociale

 

Après la journée de grève générale réalisée ce mardi en Catalogne, la CNT se réjouit de la riposte qu'ont donnée aujourd'hui des milliers de travailleuses et travailleurs des différents secteurs professionnels. La mobilisation populaire a une nouvelle fois répondu à la grave situation de répression que vit la société catalane. La solidarité ouvrière, une fois de plus, démontre qu'elle peut tout.

 

Il ne s'agit pas d'un appel de plus. Nous sommes devant une réduction des droits et des libertés qui approfondit encore plus la fracture entre la classe dominante et nous, la classe des travailleurs. L'État et le Capital montrent les dents et ils le font avec un objectif clair :  renforcer son système corrompu et totalitaire. Un système que, aujourd'hui, grâce à cette grande mobilisation combative, nous savons pouvoir faire chanceler.

 

La grève générale réalisée ce mardi en Catalogne constitue un pas de géant dans la lutte sociale pour renverser ce modèle politique et économique. Pour l'anarchosyndicalisme il s'agit d'un conflit capital : nous ne luttons pas pour changer de drapeau mais pour un Changement Social en lettres majuscules, qui nous permette de reprendre nos vies en mains et tout ce qui nous a été enlevé.

 

À la CNT nous avons montré notre rejet des appareils bureaucratiques qui se donnent le nom de syndicats et, une fois de plus, s'alignent aux côtés du gouvernement et du patronat pour tenter de faire échouer la grève générale en Catalogne. Ce n'est pas nouveau. Nous réaffirmons notre modèle syndical basé sur l'action directe et l'entraide. Tandis que les CCOO (Commissions ouvrières) et l'UGT sabotent le mouvement ouvrier, des milliers de personnes répondent aux nombreux appels à la solidarité, par-delà toute frontière. Pour elles notre reconnaissance. Pour elles notre lutte sur les lieux de travail et dans les rues. Pour elles la CNT.

 

Contre tout État. Pour la liberté. Pour la révolution sociale !

 

Les secrétaires permanents du Comité régional de Catalogne et des Baléares

et du Comité Confédéral de la Confédération Nationale du travail. 

 

Le 4 octobre 2017

 

La Catalogne vu par les libertaires.

Catalogne : la stratégie de la matraque

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Catalogne : la stratégie de la matraque

« Il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne. » Par cette déclaration, Mariano Rajoy fait un peu plus étalage de sa stupidité politique. Les images qui défilent en boucle sur tous les écrans TV et réseaux sociaux le contredisent : il s’est bien passé « quelque chose » ce dimanche 1er octobre, en Catalogne. Plus de 2 millions de personnes se sont exprimées sur l’autodétermination, malgré la brutalité, pour ne pas dire la sauvagerie, de la Garde civile, qui a tout fait pour les empêcher d’accéder aux bureaux de vote. On a pu voir aussi des anti-indépendantistes manifester (y compris à Barcelone), brandissant le drapeau national et entonnant Cara al Sol, chant cher à Franco. La coupure est nette et souligne, si besoin était, la « différence » catalane (langue, culture, traditions…). Le spectacle des violences policières a finalement renforcé les indépendantistes et affaibli l’autorité d’un Rajoy qui, en guise d’arguments, a surtout la matraque.

Et, maintenant, vers quoi va-t-on ? Un État catalan indépendant ? Mais pour quoi faire ? Une république catalane en lieu et place d’une monarchie espagnole ? Oui, mais quelle république ? Traditionnelle, comme ici en France ? Avec des exploiteurs et des exploités, des riches et des pauvres ? Bref, une démocratie bourgeoise avec ses possédants et ses possédés (dans tous les sens du terme) ? État catalan ou État espagnol ? Nous défendons évidemment le droit des peuples à l’autodétermination, les frontières étant plutôt tracées par les vainqueurs de l’Histoire que par les peuples. Demain, le gouvernement de la Generalitat sera-t-il plus aux mains du peuple, ou sera-t-il toujours sous la coupe d’une oligarchie semblable à celle de Madrid ? Pour reprendre la main, les organisations de classe doivent impérativement rappeler quels sont les intérêts des travailleurs.

C’est le sens de l’appel à la grève générale en Catalogne lancé par la CGT catalane, la CSC (Confédération syndicale catalane), l’IAC (Intersyndicale alternative de Catalogne), la COS (Coordination ouvrière syndicale) et la CNT (Confédération nationale du travail). Ces organisations ne se prononcent pas quant à l’indépendance ou non de la Catalogne, tout en rappelant que leurs adhérents sont libres de leur choix. Toutefois, elles dénoncent unanimement les violences policières de ces derniers jours et les attaques contre les droits civiques. Le comité confédéral de la CGT de Catalogne rappelle, lui, que ces attaques et violences existent depuis déjà longtemps. La grève générale en Catalogne déclenchée ce mardi 3 octobre a pour objet d’exiger l’abrogation des « réformes » du travail de 2010 et 2012, de dénoncer la précarité grandissante, la baisse générale des salaires, la dégradation des conditions de travail, la répression exercée contre les grévistes et les militants syndicaux, les amendes administrées au nom de la loi Baillon (Ley Mordaza).

Il s’agit d’un seul jour de grève. Au cas où, la CGT à déposé son préavis jusqu’au 9 octobre. À suivre, donc.

Ramón Pino
Groupe anarchiste Salvador-Seguí

 

Catalogne : la stratégie de la matraque

A lire sur l’actualité catalaniste du moment

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Sur l’actualité catalaniste du moment

 

 

http://divergences.be/spip.php?article3307&lang=fr

Perplexité intempestive nº2 (et quelques certitudes)

 

Tomas Ibanez la veille du 1er Octobre

Ni catalanistes ni espagnolistes

fédération anarchiste25 #international

NI CATALANISTES NI ESPAGNOLISTES

Le thème de l’indépendance est plus présent que jamais. L’élite catalane, depuis le gouvernement de Catalogne et les moyens de communication, bombardent la population de messages nationalistes qui embrouillent d’une telle façon que le conflit social, la tension entre riches et pauvres, est pratiquement neutralisé. Les gens aiment "leurs" institutions nationales, leurs leaders politiques, la classe patronale catalane, se donnant et se soumettant avec beaucoup de plaisir, tout émus de voir que ceux qui les rendent esclaves et les exploitent économiquement maintenant, les sauveront de l’oppression espagnole.

Nous espérons que notre apport à la question, d’un point de vue anarchiste, puisse contribuer à développer une force sociale de pensée et d’action qui s’oppose au courant dominant nationaliste. Les partis politiques de toutes les couleurs, bourgeois et pseudo-ouvriers, de droite et de gauche, alimentent un courant de pensée dominant à caractère patriotique et nationaliste dans lequel se noie la société catalane et duquel peu de gens sont capables d’échapper.

Les mouvements nationalistes ont tendance à appliquer le critère suivant : ou tu es avec moi ou tu es contre moi, tu es des miens ou tu es du peuple ennemi (ou encore, tu es catalan ou tu es espagnol, tu es serbe ou tu es croate, tu es ukrainien ou tu es russe). N’importe qui, qui décide de se démarquer des plans et programmes d’un mouvement nationaliste, est accusé de donner sa préférence et d’appartenir au peuple détesté, à l’ennemi. Peu importe le motif, il n’y a pas de raison (rationnelle) qui puisse tenir tête au sentiment (irrationnel) d’appartenir à un peuple déterminé à réaliser son destin glorieux.

Nous, les anarchistes, nous ne suivons pas le courant catalaniste dominant, ni ne paradons avec les forces politiques en faveur de l’indépendance de la Catalogne, ni ne nous identifions avec la patrie catalane. C’est pour ça qu’ils nous accusent d’être espagnolistes.

Par ce texte nous voulons rompre avec la dualité catalan/espagnol, indépendantiste/espagnoliste. Nous voulons apporter une troisième vision, une nouvelle voie de dépassement du conflit national. Nous voulons dépasser le conflit en portant simplement l’attention sur l’individu à l’heure de construire une société juste et sans oppression.

Au sujet de la libération et de l’autodétermination des peuples

Aujourd’hui l’autoritarisme, dans ses diverses formes (capitalisme, patriarcat, religion, État …) s’étend à travers le monde en soumettant par une forme ou une autre la totalité des populations. À cette force paralysante et abrutissante qui suppose l’autorité s’oppose l’action et les idées de ceux/celles qui veulent créer un monde nouveau basé sur la relation fraternelle, libre et solidaire entre les individus et leurs communautés : les anarchistes.

En Catalogne, le fait est qu’une grande partie de la population s’identifie avec une série de traits linguistiques et culturels qui ne correspondent pas dans leur totalité avec les valeurs linguistiques, morales, religieuses, culturelles, traditionnelles, artistiques, esthétiques et éthiques que le Royaume d’Espagne (Reino de España) promeut et impose de la même façon à tous ses sujets. On pourrait dire qu’une grande partie de la population catalane se sent appartenir à un collectif de personnes avec lequel elle partage une façon relativement similaire de parler, de célébrer les fêtes, de manger, de regarder le foot, de marier les filles…

Ceux qui s’identifient avec ce collectif ne voient peut-être pas très clairement quelles sont les caractéristiques qu’ils doivent avoir, les conditions qu’ils doivent remplir pour appartenir à ce club de personnes aussi hétérogène, aussi vaste, aussi abstrait. Les membres de ce club disent « je suis catalan ! » mais ils auraient bien du mal à définir ce que veut dire être catalan, ou définir avec clarté ce qu’est le peuple catalan.

Or, les membres, et surtout le président du club, eux voient très clairement comment tu ne dois pas parler si tu veux faire partie du club, comment tu ne peux pas célébrer Noël et quelle équipe de foot tu ne dois pas supporter. Pour être catalan tu peux parler comme les bourges de Barcelone ou comme les gitans de Lleida, mais tu ne peux pas parler comme le Quichotte, tu ne peux pas manger de la "zarzuela" pour Noël, tu ne peux pas être de Madrid, tu ne peux pas, tu ne peux pas…

Depuis l’apparition de l’État espagnol (1714), ses élites ont mené à terme un plan d’homogénéisation de la population au niveau culturel et linguistique qui consiste à imposer les traits culturels et linguistiques que seulement une partie des sujets partagent : les Castillans. Il s’agit de créer une communauté homogène de sujets qui s’identifient à une seule langue, un seul roi, un seul État, un seul drapeau.

Ce processus d’uniformisation culturelle a comme victime la diversité et l’hétérogénéité. Cette relation de domination a provoqué historiquement la répression et la persécution de tous les traits culturels et linguistiques propres aux territoires catalans.

Par opposition à cette répression culturelle sont apparus au cours de l’histoire des initiatives sociales et politiques qui ont revendiqué l’autodétermination du peuple catalan. De nos jours cette tension persiste, même si c’est de façon moins violente, et les forces indépendantistes et nationalistes catalanes continuent de revendiquer l’autodétermination, mais toujours sous un même principe : la création d’un État catalan. Mais sous quelle forme le peuple catalan peut-il réellement être libre ?

En tant qu’anarchistes nous concevons la liberté comme le développement entier des individus dans toutes leurs formes (intellectuel, émotionnel, culturel, physique…) au sein d’une société libre et solidaire, dénuée de tout type d’autorité. Pour autant, nous rejetons l’idée que n’importe quel État-nation soit la solution à notre esclavage, quand bien même il s’appellerait catalan. Nous sommes pour la destruction de tous les États et pas pour en créer de nouveaux.

L’anarchisme propose de construire la société en centrant l’attention sur les intérêts de chacun de ses individus, puisqu’il considère que ceux-ci ne sont pas nés pour satisfaire les aspirations de tiers, mais pour s’auto-réaliser. D’un autre côté, le nationalisme prétend construire la société et la justice en centrant l’attention sur les intérêts des nations. Celles-ci sont des entités abstraites construites à un niveau supérieur à l’individu. Dans les nations, les individus sont des moyens pour satisfaire l’intérêt national et ainsi, au moment où l’intérêt de l’individu s’oppose à l’intérêt national, la société basée sur la nation oblige l’individu à agir contre son propre intérêt et contre sa propre volonté pour satisfaire ce qu’il y a de plus sacré : la volonté nationale. C’est ainsi que les soldats vont faire la guerre contre la nation ennemie, prêts à donner leur vie pour sauver la patrie.

Le nationalisme catalan, comme n’importe quel autre, tend à créer une perception homogénéisante et simpliste qui implique le fait d’être né dans un endroit déterminé. La pensée propre du nationalisme, le patriotisme, culpabilise, exclut et punit la diversité culturelle (par exemple la coexistence de différentes langues ou de différentes identités sur un même territoire), la concevant comme une menace envers l’identité en elle-même, qu’il faut réprimer et contrôler. L’exaltation patriotique de ce qui est propre à un peuple porte la plupart du temps sur la volonté de soutenir dans le temps des traditions et coutumes qui, pour être anachroniques ou injustes, devraient être dépassées.

La conclusion la plus claire que nous tirons est que n’importe quel type de nationalisme, même de caractère indépendantiste (par exemple le cas basque ou catalan), est centraliste et réprime les différences qui existent en son sein, vu qu’il appartient à la "nation", en oubliant que chaque individu est un être autonome avec des caractéristiques propres qui le rendent unique par rapport à une autre personne.

Souvent, deux peuples, deux nations, peuvent se différencier principalement en pratiquant une religion différente (Serbes-orthodoxes, Bosniaques-musulmans et Croates-catholiques) mais ils partagent la langue (les Serbes, Bosniaques et la majorité des Croates partagent un parler slave appelé štokavica, štokavština ou štokavsko narječe).

Dans le cas des Catalans et des Castillans, la langue est la caractéristique déterminante, ou la plus évidente, à l’heure d’établir une différence vu que les Catalans comme les Castillans, traditionnellement, se sont soumis au pape de Rome.

Au cours de l’histoire il y a eu des exemples de nations ou peuples qui se sont crées et défaits selon les intérêts politiques des élites dominantes du moment.

Pour créer une nouvelle identité nationale qui englobe un nouvel État, il faut juste centrer l’attention et donner la catégorie de valeur nationale, de trait distinctif, à ce qui est commun à tous les territoires de l’État. Dans le cas de la République fédérative socialiste de Yougoslavie de Tito, les différences de religion entre Serbes, Bosniaques et Croates seront oubliées et l’identité nationale sera construite sur la base de la lutte contre le fascisme et de la langue slave commune "serbo-croate".

Pour diviser une nation en deux ou plus, il faut juste nier ce qui est commun et favoriser au maximum ce qui différencie. Pour séparer les Catalans des Valenciens, on ignore les similitudes du parler valencien avec le parler catalan occidental et on centre l’attention sur les particularités de la langue de la capitale valencienne pour tracer la ligne de séparation. Pour diviser la nation yougoslave en nations serbe, croate et bosniaque, il faudra juste rappeler à la population à quelle église ou mosquée allaient les parents des Serbes, Bosniaques et Croates.

La création des nations et leur évolution est clairement déterminée par les intérêts politiques des élites dominantes qui appliquent des plans d’homogénéisation ou de division de la population en mettant en avant ou en ignorant les différences et les traits culturels. Les nations telles que nous les connaissons et leurs frontières ont vu le jour avec des guerres et des conflits d’intérêts entre élites de pouvoir de différents endroits du territoire.

Les Pays catalans (Catalogne Nord, Pays valencien, la Franja, le Principat, l’Alguer et les Baléares) sont le résultat de l’expansion du pouvoir de Jacques Ier d’Aragon, du nettoyage ethnique sur les territoires conquis aux Sarrasins et de l’établissement de la population catalane sur les territoires annexés à la Couronne. Les nationalistes catalans prétendent maintenir durant des siècles ce statu quo hérité de Jacques Ier d’Aragon, de même que les nationalistes castillans prétendent maintenir le statu quo hérité de Philippe V.

Autant les uns que les autres prétendent appliquer leurs plans sur une population déterminée. Ils prétendent de forme consciente mouler la culture du pays à leur image et la faire évoluer dans le sens de leurs intérêts, en s’opposant et en essayant d’éviter le développement naturel des traits culturels et linguistiques des différentes communautés. Pour cette transformation culturelle planifiée on utilise les moyens de communication nationaux, et on crée des standards linguistiques, on enseigne les traits culturels que l’on désire dans les écoles de tout le territoire ou à l’extrême, on procède au nettoyage ethnique en favorisant le racisme.

En tant qu’anarchistes, nous nous opposons à n’importe quelle tentative de manipulation de la population par des intérêts politiques. Nous défendons la diversité culturelle et linguistique, le métissage, l’échange, le dépassement des traditions injustes. Nous défendons le développement libre et naturel des cultures. Nous pratiquons le respect des particularités de chacun et de chaque communauté.

C’est pour cela que nous nous opposons à l’État espagnol et ses plans d’homogénéisation artificielle et prédéterminée, de la même manière que nous nous opposons au nationalisme catalan qui prétend créer des frontières, catalaniser et construire la justice sociale sur la base des intérêts nationaux.

Ce n’est qu’en combattant de la même façon n’importe quel nationalisme, qu’il soit basque, espagnol, galicien, catalan ou andalou, que l’on peut être un minimum cohérent, parce qu’ils sont tous aussi dangereux. Et ce n’est que par le fédéralisme et l’internationalisme libertaire que l’on peut respecter l’autonomie personnelle, les différentes cultures autochtones et les particularités de chaque zone sans les sacrifier aux intérêts politiques.


Groupe anarchiste "L’Albada Social"
Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL)


[ Publié en catalan en septembre 2012, traduit en français en novembre 2012. ]

Ni catalanistes ni espagnolistes

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