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Site d'informations anarchistes de Besançon et d'ailleurs.

notre histoire

Notre Histoire

fédération anarchiste25 #notre histoire

Le 9 mai 1990, mort de Robert JOSPIN.
Militant socialiste, mais aussi pacifiste et libertaire.
Il est né le 9 juin 1899 à St Quentin, Aisne. Issue d'une famille protestante, il est tenté dans sa jeunesse par la religion. Il adhère en 1924 au parti socialiste S.F.I.O. Profondément marqué par la guerre de 14-18 il devient pacifiste intégral. Orateur de talent, il tentera de faire partager son idéal lors de tournées de conférences en tant que secrétaire de la ligue Internationale des combattants de la paix, et ce jusqu'en 1939. En 1942 il subit une courte arrestation pour avoir aidé des résistants, mais il a en même temps une position ambiguë envers le régime de Vichy, qui le nomme conseillé municipal de Meudon début 1944. Il devient ensuite responsable d'un établissement au service de l'enfance délinquante. Exclu du Parti Socialiste à la Libération, il le réintégrera en 1955, mais le quittera 10 ans plus tard, pour rejoindre "l'Union Pacifiste".

La suite sur l’excellent site Ephéméride anarchiste

www.ephemanar.net

 

Robert Jospin

Robert Jospin

Notre Histoire

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Le 18 mars 1871, début de la Commune de Paris.


Alors que Paris est encerclé par l'armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l'armée d'aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s'oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l'air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur !). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C'est le début de la révolution. Des groupes d'insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais malheureusement leur avis n'est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.

 

Source Ephéméride anarchiste www.ephemanar.net

Exposition:

A Besançon la salle de l'ancienne poste a été réservée par la librairie l’Autodidacte et le groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste du vendredi 21 mai au jeudi 27 mai, nous vous donnerons plus d'informations bientôt .

Extrait de la présentation.

Nous vous proposons de redonner la parole aux communard-e-s, à travers une
série d'affiches issues des communes de Paris Lyon Toulouse etc.
Elle est composée quasi uniquement d'affiches "Texte" organisées
autour de 3 périodes :
- avant le 18 mars (20 affiches)
- Mars avril (19 aff)
- mai (13)
et de 5 thèmes :
- éducation culture (22)
- Femmes (10)
- Garde Nationale (11)
- Vie quotidienne (15)
- En Province (5)

Batterie de canons sur la Butte Montmartre

Batterie de canons sur la Butte Montmartre

Le 28 février 1921 à Cronstadt

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Il y a un siècle le 28 février 1921 à Cronstadt, l'équipage du cuirassé Petropavlosk réclame la réélection des soviets, la liberté d'expression pour les socialistes, le droit pour les paysans et les artisans de travailler librement à la seule condition de ne pas employer de salariés...

L'initiateur de la résolution, un certain Petritchenko, appelle de ses vœux une troisième révolution après celles de 1905 et 1917. Il est rejoint par l'équipage du cuirassé Sébastopol, lui-même guidé par un mécanicien du nom de Perepelkine.

La résolution du Petropavlosk est adoptée à Cronstadt au cours d'un meeting qui réunit 12.000 personnes. Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville. Cette « Commune» va durer seize jours.

Source Hérodote.net

Le 28 février 1921 à Cronstadt
Merci au temps de l'harmonie
Merci au temps de l'harmonieMerci au temps de l'harmonie
Merci au temps de l'harmonieMerci au temps de l'harmonie
Merci au temps de l'harmonieMerci au temps de l'harmonie

Merci au temps de l'harmonie

Décès d’Alexandre Skirda, historien et militant anarchiste

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Décès d’Alexandre Skirda, historien et militant anarchiste

 

À la suite d’une longue maladie, mercredi 23 décembre notre ami, notre compagnon Alexandre Skirda nous a quittés à l’âge de 78 ans. Est-il allé sur les rives du Dniepr rejoindre Nestor Makhno, descendant de Cosaques zaporogues comme lui ?

Son intérêt pour cette région et sa connaissance de la langue lui avaient permis de connaître le mouvement révolutionnaire paysan du sud de l’Ukraine, héritier de plusieurs siècles de pratique de la démocratie directe. Dans des livres tel Nestor Makhno, le cosaque libertaire, la lutte pour les soviets libres en Ukraine 1917-1921, il montre comment dans cette période la création de communes libres visait à établir une société sans État, puis la façon dont l’État bolchevik les a détruites, après avoir éliminé l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne, qui avait pourtant permis de vaincre les armées blanches.

 

La suite sur le site du Monde Libertaire

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Deces_dAlexandre_Skirda_historien_et_militant_anarchiste

 

Décès d’Alexandre Skirda, historien et militant anarchiste

Malaise actif

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Le 12 décembre 1969 avait lieu piazza Fontana, à Milan, un attentat fasciste à la Banque de l’Agriculture, qui fit seize morts et plusieurs dizaines de blessés.

Dans la nuit qui suit, la police se livre à une véritable rafle au sein du mouvement anarchiste, arrêtant nombre de ses militants, dont le cheminot Giuseppe Pinelli.

Retenu illégalement à la préfecture de police et interrogé par le commissaire Luigi Calabresi et ses sbires, Giuseppe Pinelli trouvera la mort en étant défenestré du quatrième étage de l’immeuble, dans la nuit du 15 décembre.

D’abord présentée par la police milanaise comme un suicide, la mort de Pinelli, à l’issue d’une enquête de la magistrature conduite par le juge Gerardo D’Ambrosio, sera officiellement expliquée sans rire par un « malaise actif », qui aurait provoqué un bond involontaire de Giuseppe Pinelli par la fenêtre de la préfecture.

Le jeudi 28 avril 1983, pour évoquer cette affaire, je recevais Gaetano Manfredonia, militant libertaire et historien, sur Radio-Libertaire. On peut écouter cette émission en cliquant ici même.

La suite sur l'excellent blog  de Floréal

 

 

Malaise actif

Appel à souscription 150 ans de la Commune de Paris 1871-1921

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Appel à souscription 150 ans de la Commune de Paris 1871-1921

Notre Histoire

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Le 22 juillet 1913, naissance d'André BÖSIGER, dans le jura Bernois.


Militant anarchiste et syndicaliste suisse.
Ouvrier du bâtiment, il adhère à la "Ligue d'Action du Bâtiment", et se lie avec les anarchistes Luigi Bertoni (rédacteur du "Réveil Anarchiste") ainsi qu'avec Lucien Tronchet. La "L.A.B" pratiquait activement le sabotage et l'action directe contre les patrons récalcitrants, ainsi que l'aide aux chômeurs expulsés de leurs logements. André Bösiger milite également dans le groupe anarchiste de Genève et participe aux activités de la Libre-Pensée. Le 9 novembre 1932, à Genève, il prend part à une manifestation antifasciste, qui se termine tragiquement après que l'armée ait tiré sur la foule.
Insoumis à l'armée, il purge deux ans de prison. Durant la guerre d'Espagne, il procure des armes aux compagnons de la C.N.T.
Licencié pour "activité syndicale", il survit en braconnant, puis ravitaille, durant la guerre de 39-45, les maquis de la Résistance française. Le conflit mondial terminé, il exerce encore sa solidarité pour la lutte d'indépendance du peuple algérien. En 1957, il participe, à Genève, à la fondation du C.I.R.A (Centre International de Recherche sur l'Anarchisme).
Le 19 juillet 1990, il perd sa compagne Ruth Bösiger (militante libertaire comme lui).
Il nous quitte à son tour le 13 avril 2005
Lire son autobiographie "Souvenirs d'un rebelle"(1992) et voir le film-interview que Bernard Baissat lui a consacré: "André Bösiger, libertaire jurassien".

"J'ai vécu heureux toute ma vie et le serai jusqu'au bout, car elle a toujours eu un sens qui ne m'a jamais échappé".

 

Notre Histoire

Lucio Uturbia est décédé

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Lucio Uturbia est décédé le 18/07/2020 à l'âge de 89 ans.

Il avait animé des débats à l'Autodidacte de Besançon et à Saint Claude, sacré bonhomme!

Né en 1931 dans le village navarrais de Cascante, en Espagne ; ouvrier du bâtiment puis entrepreneur ; militant anarchiste ; activiste ; faux monnayeur au service de causes révolutionnaires.

Lucio Urtubia naquit en Navarre. Son père était secrétaire de l’Union générale des travailleurs (UGT) et maire adjoint du village de Cascante. Né dans une famille nombreuse (un frère et quatre sœurs), il eut une jeunesse houleuse : condamné aux travaux forcés (los fueros) pour des vols ; contrebandier entre la frontière espagnole et française. Engagé volontaire dans la Guardia Civil en 1952, il organisa un trafic d’uniformes et autres marchandises. Découvert, il fuit en août 1954 et passa la frontière pour gagner Vaucresson où travaillait sa sœur Saturnina (il ne fut pas inscrit comme déserteur) … la suite sur

 https://maitron.fr/spip.php?article139802

©photo de Pierre Gonnord, La sangre no es agua (2019)

©photo de Pierre Gonnord, La sangre no es agua (2019)

Vacherie de Covid

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Ceux qui nous ont quittés.

Le Covid-19 a fauché Roberto Ambrosoli (1942-2020) le 7 avril dernier. Depuis 1971, Anarchik, son petit homme noir, semait ses gags dans différents journaux anarchistes, puis dans la revue culturelle italienne A Rivista anarchica. Il aurait emprunté son personnage à G. Segfried qui l'avait créé aux Etats-Unis au début des années 1970 (Anarchik de Segfried). Ou bien est-ce le contraire ? Sa « présence subversive et [son] ironie libertaire [luttaient] contre les hypocrisies, les injustices et la criminalité du pouvoir ». Roberto Ambrosoli a rencontré l'anarchisme au lycée à Milan avec son ami de toujours Amedeo Bertolo. La première manifestation publique à laquelle ils participèrent fut celle devant le consulat de Hongrie en solidarité avec les insurgés de 1956. Pendant un quart de siècle, il fut un militant anarchiste actif à Turin, où il avait déménagé et exerçait en tant qu'enseignant. L'année dernière un recueil de quelques-unes de ses BD a été publié par Editrice A et Hazard edizion : Farò del mio peggio. Chronache anarchiche a fumetti (« Je ferai de mon mieux. Chroniques comiques anarchistes », 79 p.). Longue vie à Anarchik !

Source : http://anarlivres.free.fr/

Anarchik

Anarchik

Hélène Châtelain (1935-2020), réalisatrice, compagne d'Armand Gatti, est décédée le 11 avril à l'âge de 84 ans. Née à Bruxelles en 1935 de père russe et de mère ukrainienne, elle est tout d'abord actrice de théâtre et de cinéma. On peut la voir dans La Jetée de Chris Marker (1962). Elle rencontre Armand Gatti (1924 2017, voir info) au début des années 1960 et devient sa compagne et sa collaboratrice, l'aidant dans la mise en scène de ses pièces. Hélène Châtelain a réalisé plusieurs films documentaires sur la prison, l'Irlande en lutte, l'œuvre d'Armand Gatti (liste). En 1995, elle part sur les traces de Nestor Makhno (1889-1934, biographie) à Goulaï Polié en Ukraine et livre Nestor Makhno un paysan d'Ukraine (vidéo). Elle était aussi traductrice de livres russes. On peut retrouver un beau portrait d'elle par Gaëlle Rilliard, « Hélène Chatelain, l'individu dans l'Histoire », et une interview par Isabelle Marinone.

Source : http://anarlivres.free.fr/

Nestor Makhno un paysan d'Ukraine extrait du film d'H Châtelain

Nestor Makhno un paysan d'Ukraine extrait du film d'H Châtelain

Les origines anarchistes du 1er Mai ! …

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Les origines anarchistes du 1er Mai ! …

Les origines anarchistes du 1er Mai ! …

 

Origines anarchistes du 1er mai : une journée internationale de luttes des travailleurs

 

Les années 1880 sont marquées outre-Atlantique par l’essor des luttes ouvrières. Pas étonnant puisque les États-Unis sont mis en coupe réglée par les « robbers barons », les barons voleurs, ces hommes d’affaires comme Vanderbilt, Carnegie, Rockefeller ou J.P. Morgan, qui sont en train de se bâtir des fortunes colossales dans l’industrie, les affaires et les finances. Des barons voleurs qui se fichent comme d’une guigne du droit du travail… et de la vie des travailleurs tout court.

Dans une période de crise économique sévère, les grèves se succèdent, impulsées notamment par des organisations ouvrières de plus en plus puissantes, comme les Chevaliers du travail ou la Fédération américaine du travail. Les migrants européens, allemands notamment, sont légion parmi eux.

Les organisations ouvrières décident de faire du 1er mai 1886 la date à partir de laquelle la revendication des huit heures de travail quotidiennes doit entrer en application. Pour se faire, ils en appellent à la grève générale. À Chicago, ils sont donc 80 000 à se croiser les bras. Chicago est la ville phare du mouvement ouvrier américain : les journaux socialistes et révolutionnaires y sont nombreux, les syndicats y sont puissants et actifs. Le 3 mai, à l’issue d’un rassemblement ouvrier devant l’entreprise MacCormick qui vient de licencier tout son personnel et de le remplacer par des non-grévistes (les jaunes ou « scabs »), la police et son auxiliaire, la célèbre agence Pinkerton qui fournit provocateurs et tueurs à gage au patronat, font feu sur les manifestants, tuant deux d’entre eux. Le lendemain, il est décidé d’organiser en riposte un grand meeting à Haymarket Square. Devant 3 000 personnes, les intervenants se succèdent pour défendre les revendications ouvrières et dénoncer les violences policières. À la fin d’un discours, les forces de police interviennent pour mettre fin au meeting. C’est alors qu’une bombe est lancée dans les rangs policiers. Aussitôt, c’est la panique et l’affrontement. Quand le calme revient sur Haymarket Square, on relève treize cadavres : six ouvriers et sept policiers. Dès le lendemain, la presse, qui est aux mains des industriels, se déchaîne contre les syndicalistes et les anarchistes qu’elle rend responsables de l’attentat. La police effectue une rafle dans les milieux révolutionnaires et emprisonne huit hommes : Oscar Neebe, Louis Lingg, Michael Schwab, Samuel Fielden, August Spies, George Engel, Albert Parsons et Adolf Fischer. Leur particularité : tous sont des militants anarchistes et aucun n’était sur les lieux au moment de l’explosion, hormis Fielden et Parsons, présents à la tribune.

Leur procès se tient en juin de la même année. C’est un procès politique, évidemment truqué, le genre de procès dont sont friandes nos démocraties quand leurs intérêts vitaux sont en jeu : tous les jurés, comme le juge, ont été choisis dans les milieux bourgeois et réactionnaires de la ville. Le procureur, Julius Grinnel, déclare ainsi lors de ses instructions au jury : « Il n’y a qu’un pas de la République à l’anarchie. C’est la loi qui subit ici son procès en même temps que l’anarchisme. Ces huit hommes ont été choisis parce qu’ils sont des meneurs. Ils ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivent. Messieurs du jury : condamnez ces hommes, faites d’eux un exemple, faites-les pendre et vous sauverez nos institutions et notre société. C’est vous qui déciderez si nous allons faire ce pas vers l’anarchie, ou non. »

L’issue du procès ne fait donc aucun doute : seul Neebe échappe à la peine de mort. Durant l’année qui suit, les campagnes internationales de solidarité se succèdent pour essayer d’arracher à la potence les sept anarchistes. Le 10 novembre 1887, l’un d’eux, Louis Lingg, charpentier de son état, âgé de 21 ans, meurt en prison. À l’exécution, il a préféré le suicide. Le même jour, le gouverneur Oglesby confirme les peines de mort pour quatre des prisonniers : Adolf Fischer, George Engel et August Spies et Albert Parsons. Justice de classe, justice expéditive… Vingt-quatre heures plus tard, les quatre anarchistes condamnés sont pendus. Pas moins de 250 000 personnes accompagneront le cortège funéraire de ceux que l’on appelle dès lors les « martyrs de Chicago ».

En 1893, la révision du procès reconnut l’innocence des huit inculpés ainsi que la machination policière et judiciaire mise en place pour criminaliser et casser le mouvement anarchiste et, plus largement, le mouvement ouvrier naissant.

Les suppliciés furent alors réhabilités et les trois emprisonnés purent quitter le bagne. Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. » En 1889, à Paris le congrès de l’Internationale socialiste décide de consacrer chaque 1er mai journée internationale de lutte des travailleurs.

Depuis, les politiciens de tout bord, conscients du caractère subversif du 1er mai, se sont échinés à détourner de sa signification ouvrière et révolutionnaire la journée du 1er mai. Des bolcheviks aux pétainistes, le 1er mai ne doit plus être un symbole de lutte et d’émancipation, mais la fête des travailleurs et la glorification du travail, de la productivité et de la paix sociale ! En 1920, la Russie bolchevique décide que le 1er mai sera chômé et deviendra la fête du travail (la propagande stalinienne glorifiera ensuite la productivité en inventant le stakhanovisme, du nom du mineur de choc Alekseï Stakhanov qui aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur).

En 1933, en Allemagne, Hitler, parvenu par les urnes au pouvoir aux élections législatives de mars, institue le 1er mai comme jour chômé célébrant la fête du travail. Les manifestations du 1er mai sont interdites, les syndicats sont dissous et déclarés illégaux le lendemain. En 1941, en France, pendant l’occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné par René Belin, ministre du Travail de Pétain, principal rédacteur de la Charte du travail et ancien secrétaire de la CGT, comme la fête du travail et de la concorde sociale et devient chômé.

Depuis, cette fête du travail a été relayée servilement par la majorité du « peuple de gauche » sans plus de protestation chaque année en France. Même les « communistes » du PCF et autres socio-démocrates y distribuent depuis des décennies leur muguet. Et, pourtant, c’est encore sous Pétain que le muguet (blanc comme le lys, symbole de sainteté et de la monarchie) vient remplacer les églantines rouges (symbole révolutionnaire depuis la première commune de 1793 et repris comme symbole des luttes ouvrières) ou l’aubépine (en hommage à la jeune ouvrière Maria Blondeau tuée un bouquet d’aubépine à la main lorsque l’armée tira sur le cortège du 1er mai 1891 à Fourmies faisant 9 morts et 30 blessés) qui étaient alors portées et distribuées le jour du 1er mai avant le régime de Vichy. C’est bien de la responsabilité de certains syndicats, qui n’ont cessé de revendiquer cette « fête du travail », si cette journée est aujourd’hui célébrée selon des rites travaillistes et autoritaires hérités du pétainisme.

En 1947, le 1er mai est inscrit dans le Code du travail comme journée fériée, chômée et payée, le gouvernement reprend et officialise l’année suivante la dénomination vichyste de « fête du travail ».

Plus récemment, la récupération et le détournement du 1er mai ne s’embarrassent d’aucune limite : le Front national organise chaque année une manifestation pour fêter le travail et Jeanne d’Arc. « Travail, famille, patrie », voilà le message que ces politiciens veulent nous imposer ce 1er mai !

Les élections et les partis politiques sont les ennemis de l’émancipation ouvrière. Les revendications des travailleurs, les luttes sociales ne doivent pas céder devant la lutte des politiciens pour la conquête du pouvoir et la lutte des places. Tout ce que nous avons obtenu, nous l’avons obtenu par la lutte, par l’action directe des travailleurs contre le patronat, contre tous les gouvernements et contre les bureaucraties syndicales.

Le 1er mai est donc bien une journée inscrite dans l’histoire du mouvement ouvrier avec le sang de militants anarchistes. Elle appartient à ceux et celles qui se battent pour leur émancipation, pas pour célébrer le salariat, l’exploitation et la souffrance au travail !

Nous devons continuer à nous battre, contre les patrons, contre les bureaucrates politiciens ou syndicaux pour que cette journée demeure une journée de luttes sans jamais perdre à l’esprit qu’« il n’est pas de sauveurs suprêmes : ni dieu, ni césar, ni tribun. Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes » !

 

Groupe Emma Goldman de la Fédération Anarchiste 23 Avril 2015 

 

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